Gabon : Fermeture de l’IST – l’Urgence de dialoguer pour une sortie de crise, interpelle le Snec-IST

Le mercredi 27 novembre, le syndicat national des enseignants-chercheurs, dans sa section de l’Institut Supérieur de Technologie (IST), a organisé une conférence de presse au cœur de l’établissement désormais clos, situé à Bikele Nzong dans la commune de Ntoum. Prenant la parole, son président Hugues Maganga a lancé un appel pressant au gouvernement pour une concertation d’urgence, afin d’extraire les étudiants de cette impasse universitaire.
La situation alarmante dans laquelle se trouvent actuellement des milliers d’étudiants de l’IST constitue l’ultime manifestation d’un mal profond. Depuis plusieurs années, le syndicat de cet établissement public n’a cessé d’alerter et de dénoncer les conditions déplorables d’apprentissage qui gangrènent cette institution.
« Aujourd’hui, l’IST dispense de nombreuses formations techniques et technologiques en adéquation avec les besoins de notre économie, conformément à sa vocation première : forger des cadres intermédiaires dans les secteurs tertiaire et secondaire. Désormais, avec l’adoption du système LMD, nous formons également des cadres supérieurs. Si les filières tertiaires et informatiques constituent le socle historique de l’IST, de nouvelles spécialités en génie électrique, génie biomédical, génie agricole et bien d’autres disciplines voient progressivement le jour », a souligné le responsable syndical, déplorant l’insolvabilité gouvernementale face à une dette colossale dépassant les 300 millions de francs CFA.
C’est donc face à cette situation insoutenable et au silence assourdissant des membres du gouvernement sollicités jusqu’à présent que ce dernier a opté pour la fermeture provisoire du bâtiment, dans l’espoir d’une réaction favorable des décideurs. De son côté, le syndicat, pleinement conscient du préjudice considérable engendré par cette paralysie, interpelle le gouvernement pour l’ouverture d’un espace de dialogue constructif avant la reprise des cours programmée pour décembre prochain.
Cette crise révèle les failles béantes d’un système où l’enseignement supérieur technique, pourtant stratégique pour le développement économique du pays, se retrouve sacrifié sur l’autel des impayés administratifs. Les étudiants, premières victimes de cette impasse institutionnelle, attendent désormais des actes concrets plutôt que des promesses.






