2 décembre 2025

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[Gabon – Élections locales] Qui sera le prochain maire du 2e arrondissement de Libreville ?

À la suite d’un scrutin local jugé exemplaire par plusieurs observateurs, la liste de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), conduite par l’ancien député Aurélien Ntoutoume, semblerait aujourd’hui au bord de la scission. En cause : une lutte interne acharnée pour le fauteuil de maire du 2ᵉ arrondissement de Libreville.

Dans le deuxième, la tension monterait d’un cran. Les ambitions se heurteraient, les alliances se feraient et se défraient au gré des intérêts personnels. Chacun des conseillers, mû par le désir d’occuper le poste convoité, affûterait sa stratégie et multiplierait les contacts pour mieux peser dans la balance.

Selon les résultats officiels, la liste UDB aurait raflé 13 sièges de conseillers municipaux, devançant nettement le Parti Démocratique Gabonais (PDG), relégué à 6 sièges, au même titre que le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) de Barro Chambrier. De fait, l’UDB devrait logiquement s’arroger la direction de la mairie du 2ᵉ arrondissement.
Cependant, la question cruciale resterait sans réponse : qui incarnerait le prochain maire ? Cette incertitude alimenterait de vives tensions au sein du camp majoritaire.

Les dissensions internes seraient notamment nourries par la présence d’anciens cadres du PDG, que les jeunes figures de l’UDB soupçonneraient d’importer des pratiques d’un autre âge. Certains conseillers de la liste UDB, réputés pour leur tempérament offensif, reviendraient souvent dans les coulisses. Ces derniers, selon plusieurs sources, mèneraient une campagne discrète mais soutenue pour imposer l’un de leur protégés. Un geste d’écrié en interne.

Un autre point de friction tiendrait à la question sensible de l’autochtonie. Certains conseillers défendraient l’idée que le poste de maire devrait revenir à un autochtone fang arguant d’une coutume locale non écrite. Une position que d’autres contesteraient fermement, au nom du mérite et de l’unité nationale. Les ressortissants d’autres provinces, eux, revendiqueraient leur légitimité, mettant en avant leur ancrage politique et leur contribution au développement de l’arrondissement.

En ce moment, dans le 2ᵉ arrondissement, après les discours électoraux et les promesses de campagne, l’heure serait aux conciliabules nocturnes et aux tractations feutrées. Les prétendants au poste, désormais en pleine manœuvre, exposeraient leurs parcours, dérouleraient leurs réseaux et chercheraient le moindre appui pour s’attirer la faveur des conseillers. Une bataille politique silencieuse mais déterminante, dont l’issue devrait révéler le visage du futur maire d’un arrondissement stratégique de la capitale.

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