2 décembre 2025

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Gabon 2025 : La métamorphose institutionnelle en marche

Le Radisson Blu a vibré au rythme d’un séminaire historique ce 5 et 6 août, transformant la capitale en véritable laboratoire d’une révolution silencieuse. Sous le haut patronage du président Brice Clotaire Oligui Nguema, ministres, parlementaires et experts internationaux se sont réunis pour réfléchir aux fondations de la Ve République gabonaise. Ce rendez-vous stratégique, organisé par le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions avec le soutien de l’Union européenne et de l’organisation IDEA International, a résonné comme un manifeste pour une renaissance nationale.

François Ndong Obiang, ministre de la Réforme, a ouvert les débats en soulignant la portée historique de l’initiative. « Ce n’est pas une simple révision technique, mais le socle de notre ambition collective« , a-t-il déclaré, saluant le leadership du président Oligui Nguema dont l’élection du 12 avril dernier marque, selon lui, une étape fondatrice. Il a appelé à dépasser les cadres juridiques pour engager une refonte profonde des mentalités. « Bâtir des institutions solides, équitables et ancrées dans les principes démocratiques », a-t-il martelé, « implique d’abord une révolution des esprits. »

Au cœur de cette dynamique, le projet DEMGAB, financé par l’Union européenne, constitue la colonne vertébrale de cette mue institutionnelle. Les discussions ont porté sur la réforme constitutionnelle, le rééquilibrage des pouvoirs publics et une décentralisation qualifiée d’« intelligente ». Mais pour le ministre, le cœur du changement reste culturel : « Toute transformation durable germe d’abord dans les mentalités. » Une manière de rappeler que la réussite de la réforme dépendra de l’appropriation citoyenne, bien au-delà des textes.

L’Union européenne, représentée par Nicolas Kasprzyk, Chargé d’affaires par intérim, a réaffirmé son soutien à ce vaste chantier. « Partenaire fiable et prévisible« , l’UE accompagne le processus avec 2,5 millions d’euros destinés à IDEA International et à l’ECES, 30 millions pour la modernisation du Transgabonais, ainsi qu’un appui technique à la réforme électorale. Kasprzyk a mis l’accent sur l’attitude de l’Union : « soutenir sans imposer« , avec une posture fondée sur le respect, le dialogue et les engagements noués depuis septembre 2023.

L’Union européenne, représentée par Nicolas Kasprzyk, Chargé d’affaires par intérim, a réaffirmé son soutien à ce vaste chantier. « Partenaire fiable et prévisible », l’UE accompagne le processus avec 2,5 millions d’euros destinés à IDEA International et à l’ECES, 30 millions pour la modernisation du Transgabonais, ainsi qu’un appui technique à la réforme électorale. Kasprzyk a mis l’accent sur l’attitude de l’Union : « soutenir sans imposer », avec une posture fondée sur le respect, le dialogue et les engagements noués depuis septembre 2023.

Le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a donné une dimension solennelle à l’événement. Il a rappelé que le processus enclenché depuis le 30 août 2023 avait ouvert « un tournant décisif dans l’histoire du pays ». Selon lui, « la Constitution du 19 décembre 2024 n’est pas un texte glacé, mais un nouveau contrat social, politique et institutionnel ». Une transformation qui, selon ses mots, répond à une exigence populaire de gouvernance plus juste, responsable et transparente.

Ce séminaire, voulu comme un espace de « pédagogie républicaine », visait aussi à renforcer l’appropriation des réformes par l’administration, la société civile et les partenaires. Barro Chambrier l’a qualifié de creuset d’idées concrètes : « Faisons-en un lieu de propositions, pas seulement de débats. » L’objectif affiché : passer du concept à l’action, avec des feuilles de route applicables sur le terrain.

Dans les coulisses, juristes et diplomates ont échangé sur les défis à venir. Comment inscrire durablement la décentralisation dans le quotidien des Gabonais ? Comment veiller à ce que la modernisation de l’État bénéficie réellement à toutes les couches de la population ? Les discussions, souvent techniques, ont mis en lumière une conviction partagée : cette refonte institutionnelle représente un test crucial de crédibilité pour la nouvelle ère politique.

À l’issue des travaux, un sentiment d’unité et de responsabilité collective a dominé. Entre les murs du séminaire, Libreville a vu naître les contours d’un Gabon réinventé. Une République où les valeurs de justice, de progrès et de responsabilité ne relèvent plus du discours, mais deviennent les piliers d’un avenir en construction. Le cap est fixé. Reste désormais à traduire l’ambition en actes.

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