Fixation d’une échéance entre OPRAG et COMILOG pour réviser les droits de péage portuaire : quel impact sur les tarifs douaniers ?

Ce vendredi 23 mai 2025, l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG) et la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) ont convenu de finaliser d’ici le 13 juin 2025 une nouvelle entente sur la révision des droits de péage portuaire, conformément au protocole d’accord signé en 2023. Cette démarche s’inscrit dans une collaboration de 35 ans, marquée par un dialogue constructif, visant à adapter les tarifs aux réalités économiques et portuaires actuelles tout en respectant les engagements contractuels de 1988.

Le péage portuaire, calculé par jour et par tonneau de jauge brute pour les navires, représente un coût significatif dans la chaîne logistique, notamment pour la COMILOG qui exporte environ 6 millions de tonnes de manganèse chaque année via le port d’Owendo. La révision des droits de péage pourrait donc influencer les coûts globaux liés à l’import-export, notamment les tarifs douaniers perçus par les populations, déjà jugés élevés.
Cette révision pourrait avoir des conséquences potentielles sur les tarifs douaniers et l’économie locale. Elle entraînerait une pression sur les coûts à l’importation : Une hausse des droits de péage portuaire pourrait se répercuter sur les tarifs douaniers, augmentant le coût des marchandises importées, ce qui impacte directement le pouvoir d’achat des consommateurs gabonais.

Son application devra tenir compte d’une nécessité d’un équilibre : L’OPRAG et la COMILOG cherchent à établir un tarif qui reflète les évolutions du secteur portuaire tout en garantissant un partenariat stable et durable, ce qui pourrait limiter une augmentation excessive des coûts.
Autre conséquence de cette révision, c’est l’impact sur la compétitivité : Une tarification portuaire maîtrisée est cruciale pour maintenir la compétitivité du Gabon comme plateforme logistique régionale, notamment via le New Owendo International Port, qui joue un rôle clé dans le commerce extérieur.

Enfin cette révision indique un dialogue social et économique : La fixation d’une échéance claire témoigne d’une volonté de transparence et de concertation, essentielle pour apaiser les inquiétudes des acteurs économiques et des populations sur les coûts portuaires et douaniers.
Cette révision s’inscrit dans la vision Gabon Smart Port 2030, qui vise à moderniser et optimiser les infrastructures portuaires pour soutenir la croissance économique nationale tout en améliorant la compétitivité et la fluidité des échanges commerciaux. Le défi sera de concilier les besoins financiers des opérateurs portuaires et miniers avec la nécessité de ne pas alourdir la facture pour les consommateurs et les entreprises.






