[Gabon – Politique] De syndicaliste à prétendant aux urnes : Carlos Roberto Otounga en lice pour la conquête du 2ᵉ arrondissement de Franceville

À l’approche des élections législatives et municipales, prévues pour le 27 septembre 2025, le climat politique s’échauffe à Franceville. La bataille électorale qui s’annonce dans le 2ᵉ arrondissement s’annonce particulièrement âpre, opposant les représentants de différentes factions du Parti démocratique gabonais (PDG) de Blaise Loumbé, les candidats de l’Union démocratique des bâtisseurs, formation politique dirigée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, et une frange d’indépendants. Parmi ces derniers, figure Carlos Roberto Otounga, figure bien connue du monde syndical, ancien premier vice-président de la Confédération syndicale des régies financières et des administrations assimilées (Cosyrefa).
Natif de Franceville, où il voit le jour le 14 octobre 1979, Carlos Roberto Otounga est issu d’une mère ndumu et d’un père obamba bakanigui. Marié et père de six enfants, il est fonctionnaire de catégorie A1 depuis octobre 2007. Après un cursus scolaire au Gabon, il poursuit ses études supérieures au Sénégal, à l’Université Dakar Bourguiba. Il y obtient successivement un Diplôme d’études universitaires professionnelles (DEUP) en génie juridique, une licence dans la même spécialité, puis une maîtrise en sciences de gestion et droit des affaires internationales (SGDAI), avant de couronner ce parcours par un Master 2 en droit de l’ingénierie financière et fiscale.

Toujours avide de perfectionnement, il se forme ensuite en France, à l’Institut Forhom de La Rochelle, où il obtient en 2015 une certification en finances publiques. En 2017, au Cameroun, il décroche une certification du Fonds monétaire international (FMI) portant sur les documents budgétaires. En 2020, à Libreville, il complète son profil par une certification de la Banque mondiale en élaboration des Projets annuels de performance (PAP).
Un professionnel aguerri de la gestion publique
Sa carrière professionnelle débute en 2007 comme chargé d’études auprès du directeur général de l’Institut de l’économie et des finances, avec le statut de fonctionnaire de la CEMAC, poste qu’il occupe jusqu’en 2011. Par la suite, il rejoint le ministère de la Justice en tant que chargé d’études (2011-2013), puis la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP), où il est successivement chargé d’études à la préparation et programmation budgétaire (2013-2019), puis à la direction du suivi et de la régulation budgétaire (2019-2023). Depuis fin 2023, il exerce en qualité de contrôleur budgétaire et financier au ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, avec supervision des entités sous tutelle telles que l’ANUTTC, l’INC et l’École du cadastre.
Un engagement syndical marqué
En parallèle de sa carrière administrative, Carlos Roberto Otounga s’est distingué par un engagement syndical constant. À l’étranger, il a déjà occupé des responsabilités au sein d’associations étudiantes. Au Gabon, il a présidé, de 2018 à 2023, le Syndicat national des agents de l’administration du budget et de la dépense publique (Synabdp) et a assumé la fonction de premier vice-président de la Cosyrefa durant les turbulences dans les régies financières sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba.
Une ambition politique centrée sur le développement local
Aujourd’hui à la tête du mouvement citoyen Ensemble nous pouvons, il s’engage pour la première fois dans une compétition électorale, avec l’objectif de représenter le 2ᵉ arrondissement de Franceville à l’Assemblée nationale. « Je suis candidat à l’élection législative du 27 septembre 2025 parce que je souhaite servir mon pays au plan législatif, représenter ma communauté et contribuer au développement du 2ᵉ arrondissement de Franceville, tant sur le plan des infrastructures que dans les domaines social et entrepreneurial », confie-t-il à notre rédaction.

Avec un bagage académique solide, une expérience professionnelle reconnue et un engagement syndical affirmé, Carlos Roberto Otounga entend désormais transposer ses compétences et convictions dans l’arène politique, convaincu que la transformation de Franceville passera par une implication accrue de ses fils et filles dans la gestion de la chose publique.






