Gabon – Société]Le SNEC-UOB suspend son préavis de grève à la faveur de l’ouverture des négociations avec la tutelle

Le Syndicat national des enseignants-chercheurs, section Université Omar Bongo (SNEC-UOB), a décidé de suspendre son préavis de grève, à l’issue d’une assemblée générale tenue le vendredi 23 janvier dernier. Cette décision intervient après l’ouverture formelle des négociations avec la tutelle, portant sur plusieurs points de revendications jugés prioritaires par le corps enseignant.
Une semaine plus tôt, les enseignants-chercheurs de l’Université Omar Bongo avaient annoncé, lors d’une conférence de presse, la relance d’un préavis de grève précédemment suspendu en octobre 2025. Cette posture syndicale faisait suite à une assemblée générale marquée par la lassitude face à l’inaction persistante des autorités d’alors, accusées de n’avoir engagé ni dialogue constructif ni mécanisme de règlement avec les partenaires sociaux.
Cependant, le changement de ton impulsé par le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur semble avoir infléchi la dynamique. Dès le dépôt du préavis, une réaction diligente et jugée responsable de la tutelle a été enregistrée. Une attitude saluée par Mathurin Ovono Ebe, leader syndical du SNEC-UOB, qui, avec ses collègues, a estimé opportun de désamorcer la crise sociale naissante en suspendant à nouveau le mouvement.
Le responsable syndical a particulièrement mis en exergue la promptitude et l’esprit d’ouverture du ministre, contrastant avec la situation de blocage observée dans d’autres secteurs, notamment celui de l’éducation nationale, où les conflits sociaux peinent à trouver une issue consensuelle et durable, malgré l’intervention de médiateurs et de négociateurs.
Rencontre avec Oligui Nguema : une lueur d’espoir pour les enseignants-chercheurs

Dans la continuité de cette volonté d’apaisement, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, également chef du gouvernement, a accordé une audience aux leaders syndicaux quelques heures après la suspension du préavis, le vendredi 23 janvier. Cette rencontre de haut niveau est perçue par les enseignants-chercheurs comme une lueur d’espoir, renforçant la perspective d’un dialogue social rénové et de solutions pérennes aux revendications exprimées.
Si la vigilance reste de mise, le SNEC-UOB affirme néanmoins sa disponibilité à privilégier la voie du dialogue, dans l’attente de conclusions concrètes issues des discussions engagées avec les plus hautes autorités de l’État.




