[Gabon Justice] Affaire Harold Leckat et la CDC : Me Bruno Obiang Nvé, Procureur de la République, rompt enfin le silence

Ce mercredi 22 octobre 2025, Me Bruno Obiang Nvé, Procureur de la République, a choisi de lever le voile sur le dossier du journaliste Harold Leckat, Directeur Général de Gabon Média Time, détenu à la maison d’arrêt de Libreville. Dans sa déclaration à la presse, le magistrat révèle que le professionnel des médias est poursuivi pour des faits présumés « d’escroquerie » et de violation présumée de la procédure de passation de marché public au Gabon.
Selon les précisions du Procureur, l’engrenage judiciaire s’est enclenché suite à une plainte de l’Agence judiciaire de l’État, qui a saisi le parquet de la République après dénonciation des dirigeants actuels de la Caisse des dépôts et consignations. Ces derniers mettent en cause le journaliste et chef d’entreprise Harold Leckat pour des faits présumés « d’escroquerie » et de violation de la procédure de passation de marché.
Le Procureur de la République dit avoir saisi la Direction générale de recherche aux fins d’ouverture d’une enquête. Interpellé et auditionné dans le cadre de l’enquête préliminaire, il a été placé en garde à vue le 15 octobre puis présenté au Procureur de la République à l’issue de cette enquête, le 20 octobre 2025.
À l’issue de son inculpation par le juge d’instruction, « monsieur Harold Leckat a été placé sous mandat de dépôt. À cet effet, l’information judiciaire suit son cours », a indiqué le Procureur de la République. Il a saisi l’opportunité pour souligner fermement que le journaliste n’est pas poursuivi pour des faits de délit de presse.
En dépit des éclaircissements apportés par le Procureur de la République, qui viennent corroborer les informations déjà relayées sur les réseaux sociaux concernant les chefs d’accusation, de nombreux acteurs politiques, représentants de la société civile, organisations non gouvernementales et médias considèrent que cette affaire laisse planer l’ombre d’un règlement de comptes « politicien » comme l’a souligné son avocat, Me Agne Kevin Nzigou au micro de Radio France Internationale.







