[Expo 2025 – Osaka] Quand la médecine japonaise rencontre la forêt gabonaise : une alliance naturelle scellée au Pavillon Gabon

L’Exposition universelle d’Osaka 2025, placée sous le thème « Concevoir la société du futur pour nos vies », continue de tisser des passerelles entre innovation, culture et durabilité. Véritable carrefour des civilisations, ce rendez-vous planétaire a offert, cette fois, une rencontre inédite entre le savoir ancestral japonais du Kanpo – médecine traditionnelle nippone – et les vertus thérapeutiques de la forêt équatoriale gabonaise.
Au Pavillon Gabon le samedi 11 octobre dernier, c’est la présidente de la Fondation d’Osaka pour la promotion de la médecine Kanpo, le Dr Kayo Nakamoto, qui s’est invitée à la découverte du concept audacieux baptisé « La Forêt qui soigne ».
Guidée par Nina Abouna, Commissaire générale aux Expositions du Gabon, la praticienne a exploré le bloc immersif reconstituant l’entrée symbolique dans la forêt gabonaise. « J’ai eu la sensation d’entrer dans une pharmacie naturelle à ciel ouvert », a-t-elle confié, fascinée par la richesse végétale et l’atmosphère spirituelle du lieu.

Médecin issue d’une lignée de trois générations, le Dr Nakamoto voit dans les essences médicinales du Gabon un laboratoire vivant de santé naturelle, où la science et la nature dialoguent en parfaite harmonie.
Pour Nina Abouna, cette rencontre illustre pleinement l’esprit d’Osaka 2025 : favoriser la coopération entre les peuples, marier les savoirs ancestraux aux innovations modernes et promouvoir une santé durable et inclusive. « Briser les préjugés entourant la médecine traditionnelle et la relier à la recherche contemporaine, telle est notre ambition », a-t-elle déclaré.
La visite a également réuni M. Murita, président du groupe pharmaceutique TSUMULA, ainsi que Dr Fukuyi Saho, pharmacienne japonaise reconnue. Tous deux ont manifesté leur profond intérêt pour la biodiversité exceptionnelle du Gabon et pour les perspectives d’investissements dans la recherche sur les plantes médicinales africaines. « La forêt gabonaise parle à la science, mais elle parle aussi à l’âme », a résumé, émue, Madame Abouna.
Avant de quitter le Pavillon, l’équipe japonaise a promis de venir « toucher du doigt cette forêt qui soigne » lors d’une prochaine mission exploratoire au Gabon.
Depuis l’ouverture de ce grand rendez-vous mondial, le Gabon se distingue par sa présence constante et la mise en valeur de ses atouts naturels, culturels et scientifiques. À travers le concept novateur de La Forêt qui soigne, le pays démontre que sa biodiversité n’est pas seulement une richesse écologique, mais aussi un levier stratégique pour le dialogue scientifique et le développement durable à l’échelle internationale.







