[Sénégal-Presse] Le journaliste Georges Déthié Diop s’éteint en plein service

La presse sénégalaise et africaine pleurent l’un des siens. Georges Déthié Diop, animateur phare de la Radio Futurs Médias (RFM), a rendu l’âme le mercredi 11 février dernier dans la capitale sénégalaise, emporté par un malaise foudroyant, ont rapporté des sources concordantes du secteur de la presse.
Pilier incontournable de cette station privée dakaroise pendant près de deux décennies, le défunt avait su s’imposer comme une référence grâce à un timbre vocal singulier et un professionnalisme sans faille qui ont marqué des générations d’auditeurs.
Un parcours éclectique au service de l’excellence
La trajectoire de Georges Déthié Diop au sein de RFM témoigne d’une polyvalence exceptionnelle. Tour à tour affecté aux rubriques culturelle et politique, il a navigué avec aisance entre les différents pôles de l’information, accumulant une expertise enviable. Ces derniers mois, il orchestrait magistralement le « Grand Jury », rendez-vous dominical incontournable de l’antenne, devenu tribune privilégiée du débat politique national.
Des racines à Mbour, une formation d’élite à Dakar
Enfant de Ndiaganiao, localité du département de Mbour située à l’ouest du pays, Georges Déthié Diop comptait parmi les lauréats de la 35ᵉ promotion (2007) du prestigieux Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), pépinière des talents journalistiques de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD).
Son bagage académique ne s’arrêtait pas là : titulaire également d’un diplôme de l’École des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) de la même université, il incarnait cette rare alliance entre érudition et accessibilité. Ses proches dressent unanimement le portrait d’un homme pétri d’humilité, animé par une exigence professionnelle inflexible et une rigueur déontologique exemplaire.
La disparition brutale de cette sentinelle de l’information laisse un vide abyssal dans le paysage audiovisuel sénégalais et africain. Elle rappelle par ailleurs, la fragilité de ceux qui, jour après jour, sous intimidation, menaces de morts, enlèvements, emprisonnement parfois œuvrent à éclairer la conscience citoyenne. Ce, dans un secteur qui bat de l’aile chaque, mois, chaque jour et chaque année à travers le monde.





