8 décembre 2025

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[Gabon- Société] Crise à Trans’urb : Les employés n’en peuvent plus !

Ce lundi 08 décembre, une tempête sociale d’une ampleur exceptionnelle secoue Trans’Urb. Les agents, excédés, ont fait entendre leur ras-le-bol face à ce qu’ils dénoncent comme un « favoritisme systémique et une gestion discriminatoire » orchestrés par l’état-major de l’entreprise. La grogne, trop longtemps étouffée, a explosé au grand jour à la suite de décisions managériales perçues comme arbitraires et d’un retard abyssal dans le versement des indemnités de congés demeurées impayées.

D’après les délégués du personnel, la dérive s’est accentuée depuis l’arrivée du nouveau directoire. Les collaborateurs forts de plus d’un lustre d’ancienneté fustigent des disparités criantes dans la conduite des affaires humaines et dans l’attribution des prérogatives, notamment des distorsions salariales qu’ils jugent indéfendables. Plusieurs d’entre eux épinglent spécifiquement la situation de certains conducteurs apparentés à la directrice des ressources humaines, lesquels profiteraient, à les en croire, de rétributions avantageuses au détriment des chauffeurs les plus chevronnés.

À cette grogne s’ajoute le profond désarroi provoqué par l’annonce imminente du démantèlement de Trans’Urb et de la Sagatra, perspective qui attise l’angoisse quant au devenir professionnel de plus de six cents employés. Dans ce climat déjà explosif, la direction a amorcé l’apurement de deux années d’arriérés de congés, mais uniquement auprès de 27 salariés lors du premier règlement. Un geste perçu comme dérisoire, d’autant qu’aucun échéancier n’a été communiqué pour les versements ultérieurs.

Confrontés à ce qu’ils assimilent à une opacité délibérée et à un mépris flagrant de leurs revendications, les agents, désormais au bord de la rupture, exigent « sans équivoque ni délai » l’éviction immédiate du directeur général, du directeur d’exploitation ainsi que de la directrice des ressources humaines. Les porte-voix du personnel affirment que ces cadres dirigeants portent l’entière responsabilité du climat délétère, du naufrage organisationnel et de l’érosion progressive des conditions d’exercice.

Le bras de fer social menace de s’intensifier dans les prochaines échéances si aucune réponse tangible n’émane du sommet hiérarchique. Les représentants des employés interpellent les autorités de tutelle afin de prévenir une paralysie intégrale des services et de rétablir un dialogue social qu’ils estiment aujourd’hui totalement anéanti.

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