2 décembre 2025

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[Gabon-Politique] Clôture de la Transition : Marcel Libama promet la continuité du combat

Le jeudi 13 novembre dernier, l’Assemblée nationale de la Transition a officiellement tiré sa révérence, mettant un terme à deux années d’activités parlementaires exceptionnelles. Devant un parterre d’invités et un hémicycle empreint d’émotion, Marcel Libama, député de la Transition et figure de la société civile gabonaise, a livré un discours sans concession. Fidèle à son franc-parler et à son engagement indéfectible, le natif de Franceville (Haut-Ogooué) a martelé que la fin de la Transition ne saurait être interprétée comme la fin de la lutte : pour lui, le combat pour un Gabon plus juste et plus équitable ne fait que se poursuivre sous une autre forme.

Revenant sur le chemin parcouru, Marcel Libama a rappelé que les députés de la Transition, nommés le 7 octobre 2023 par décret du Président de la Transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, avaient officiellement entamé leur mission le 30 octobre suivant. « Pendant deux ans, nous n’avons fait que changer de tribune », a-t-il lancé, évoquant ce passage singulier de la rue, des prétoires et des marches citoyennes vers l’hémicycle, devenu leur nouveau champ d’expression démocratique. Une mue institutionnelle qui, selon lui, n’a jamais altéré leur fibre militante ni leur fidélité aux aspirations populaires.

Marcel Libama a insisté sur cette dualité qui a caractérisé leur action : la contestation d’abord, puis la proposition. Armés de l’écharpe tricolore, symbole puissant de la République, les députés issus de la société civile ont découvert la force institutionnelle des enquêtes parlementaires, des auditions et des questions d’actualité. Là où leurs interpellations restaient jadis lettres mortes, leur statut de représentants du peuple obligeait désormais administrations et responsables à répondre. Mais au-delà des confrontations, la Transition a surtout permis de transformer des revendications citoyennes en outils législatifs : propositions de loi, amendements, textes structurants… autant d’avancées destinées à améliorer le quotidien des Gabonais.

Cette montée en compétence, souligne Libama, n’a été possible qu’en intégrant les codes du travail législatif et en plaçant l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des appartenances ethniques, des calculs politiques ou des intérêts corporatistes. C’est cet esprit, affirme-t-il, qui a permis l’inscription dans la nouvelle Constitution d’un modèle démocratique repensé : pluraliste pour les acteurs politiques, participatif pour les acteurs de la société civile. Une innovation majeure consacrée par l’article 7, qui reconnaît enfin la place des citoyens engagés comme acteurs civiques à part entière.

Dans un passage particulièrement poignant, Marcel Libama a rappelé que leur présence dans l’hémicycle avait aussi permis de redonner une voix aux « sans-voix ». Défendre les victimes d’injustices, dénoncer l’arbitraire, soutenir des réformes audacieuses, proposer des alternatives là où d’autres se résignaient : telle aura été, selon lui, la mission centrale des députés de la Transition. « Notre présence ici n’était pas une faveur, mais une responsabilité historique », a-t-il insisté, soulignant que leur engagement visait à refonder la République sur des bases solides, inclusives et profondément humaines.

Reconnaissant les désaccords, les débats houleux et les imperfections des textes adoptés, Libama a néanmoins célébré la richesse de la pluralité d’opinions qui a nourri cette période fondatrice. Une diversité qu’il juge essentielle pour bâtir durablement le « Gabon nouveau » tant espéré. Confiant dans l’avenir, il a conclu sur une note d’espoir, rappelant que la quête d’un pays meilleur ne s’interrompt jamais : « Améliorer le Gabon aujourd’hui plus qu’hier, et demain davantage qu’aujourd’hui. »

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