[Gabon-Société] Agression sauvage du jeune Warren : la députée Justine Judith Lekogo exige des poursuites exemplaires

Une vidéo glaçante circulant massivement sur les plateformes numériques depuis lundi révèle le calvaire d’un adolescent gabonais tabassé par ses camarades. Warren Loundou, 15 ans, fils d’un magistrat en poste à Port-Gentil, lutte actuellement pour sa survie en soins intensifs. Face à cette énième déflagration de violence juvénile, l’élue du deuxième arrondissement de Franceville, Justine Judith Lekogo, réclame une répression sans faille.
C’est à travers une tribune percutante publiée le 29 octobre sur sa page Facebook que Justine Judith Lekogo, parlementaire élue sous l’étendard de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) pour le deuxième arrondissement de Franceville (Haut-Ogooué), a rompu le silence. Selon la députée, l’heure est venue de frapper fort contre ces dérives qui souillent l’image d’une génération entière.
Un appel solennel à la justice et à l’éthique parentale
« C’est avec une indignation viscérale et une affliction profonde que j’ai découvert, via ces images insoutenables, le martyre infligé à Warren Loundou, sauvagement agressé par d’autres mineurs. Cette barbarie d’une violence inouïe a précipité ce jeune garçon à l’hôpital, où il se bat aujourd’hui entre la vie et la mort. »
« Comment tolérer qu’au sein de notre communauté, des adolescents s’acharnent sur un pair simplement parce qu’ils se sentent investis d’une immunité liée au standing social ou aux fonctions de leurs géniteurs ? Ce type de dérive est révoltant et bafoue toutes les vertus cardinales que nous devons inculquer à notre progéniture : le respect d’autrui, la modestie et l’équité. »
L’élue soulève également un point alarmant : des rumeurs persistantes évoquent des tentatives de certaines familles pour étouffer le scandale, allant jusqu’à envisager l’exfiltration des agresseurs présumés hors du territoire national. Une manœuvre que la députée qualifie d’inacceptable.
« La loi doit s’appliquer uniformément, sans égard pour les patronymes, les grades ou les privilèges sociaux. J’exhorte solennellement les autorités compétentes, et particulièrement le Chef de l’État — qui a déjà manifesté sa détermination à restaurer l’État de droit dans notre nation — à faire toute la clarté sur cette affaire. Les auteurs de ces sévices doivent être interpellés, déférés et jugés conformément au Code pénal de la République. »
Responsabilité parentale : un devoir impérieux
Justine Judith Lekogo interpelle directement les parents, notamment ceux occupant des positions stratégiques dans l’appareil étatique ou gravitant dans les cercles du pouvoir.
« Éduquer ses enfants implique de leur transmettre le respect du prochain, la capacité à assumer leurs erreurs et la conscience qu’aucun individu ne se situe au-dessus des lois. Être rejeton de ministre, d’officier supérieur ou de cadre influent ne confère aucun droit de nuisance sur autrui. »
La parlementaire lance également un appel pressant à la vigilance parentale : « Lorsque vous autorisez vos enfants à fréquenter leurs pairs, assurez-vous qu’un adulte responsable ou un aîné mature veille sur eux. La sécurité de notre jeunesse doit demeurer une priorité nationale absolue. »
Un cri de ralliement pour Warren
« Justice doit être rendue pour Warren Loundou. Ce jeune homme mérite que la nation tout entière se mobilise pour qu’un tel cauchemar ne se reproduise jamais. C’est à ce prix que nous édifierons un Gabon juste, équitable et respectueux de la dignité humaine. »
Par cette prise de position courageuse, Justine Judith Lekogo inscrit le débat sur la violence en milieu scolaire au cœur de l’agenda politique gabonais, exigeant une réponse ferme des institutions judiciaires et un sursaut collectif des consciences parentales.







