Nouveau Pacte Écologique : Nicaise Moulombi plaide auprès de Brice Clotaire Oligui Nguema pour une gouvernance environnementale renforcée

Dans une note officielle transmise ce week-end au Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’ONG Croissance Saine Environnement (CSE), présidée par Nicaise Moulombi, appelle à la convocation en urgence d’un Conseil Présidentiel sur l’Environnement réunissant Gouvernement et société civile. L’objectif : mettre en œuvre, de façon opérationnelle, le Nouveau Pacte Environnemental du Gabon afin de préserver la forêt gabonaise et de lutter efficacement contre le réchauffement climatique, devenu une véritable menace systémique au fil des années.
Le Gabon, détenteur de l’une des forêts les plus préservées au monde, constitue un poumon vert planétaire et un capital naturel stratégique pour son développement. Mais ce patrimoine est fragilisé par de multiples menaces : exploitation forestière incontrôlée, pressions démographiques croissantes et effets directs du dérèglement climatique. Déjà, les conséquences sont visibles : vagues de chaleur inhabituelles, pluies diluviennes, phénomènes extrêmes qui affectent les populations et mettent en péril leurs moyens de subsistance.
« L’urgence n’est plus discutable, elle est une obligation », alerte Nicaise Moulombi, par ailleurs président du réseau IVLP USA-Gabon. Selon lui, la création d’un Conseil Présidentiel sur l’Environnement permettrait de fédérer experts, décideurs publics, secteur privé et communautés locales pour définir des priorités régionales, proposer des solutions adaptées et piloter des politiques de résilience. Ce cadre pourrait aussi favoriser l’essor d’une économie verte et bleue, créatrice d’emplois durables et de croissance inclusive.
Au-delà de cette initiative, CSE recommande la mise en place d’un Comité multipartite associant la société civile, chargé de veiller à une gestion transparente des revenus générés par les crédits carbone. L’ONG propose également l’organisation d’une concertation nationale pour renforcer la coopération entre acteurs publics et privés dans la valorisation des ressources naturelles. l’ONG suggère la tenue d’assises nationales sur la fonction sociale, élargies à des enjeux transversaux tels que l’environnement, le climat, l’égalité des genres, la sécurité et la création d’emplois productifs.







