Libreville replongée dans le noir : le retour des délestages interroge

Depuis une semaine, la capitale gabonaise fait face à une résurgence inquiétante des délestages électriques. Après une période où les coupures semblaient s’estomper, notamment grâce aux promesses du Président Brice Clotaire Oligui Nguema et aux mesures prises lors de sa rencontre avec les agents de la SEEG, les habitants de Libreville se retrouvent à nouveau plongés dans le noir, souvent pour plusieurs heures d’affilée.
Ce qui surprend et déçoit le plus, c’est que cette recrudescence des coupures survient peu de temps après l’annonce officielle du Secrétaire général de la Présidence, qui a confirmé que la gestion de la SEEG revenait désormais à l’État gabonais. Cette décision, perçue comme un retour en force de l’État dans un secteur stratégique, laissait espérer une amélioration rapide du service public. Or, la réalité est tout autre : les délestages, parfois nocturnes et prolongés, perturbent gravement le quotidien des populations.
Exaspération et ironie populaire
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Entre colère et résignation, les Gabonais expriment leur frustration sur les réseaux sociaux et dans les rues. « Le courant est parti à minuit et n’est revenu qu’à 9 heures du matin, la SEEG a recommencé ses manies », déplore un habitant. « Dame SEEG a encore frappé », ironisent d’autres, témoignant d’un ras-le-bol général qui mêle amertume et humour pour tenter de supporter l’inacceptable.
Quelles explications pour ce retour en arrière ?
Face à cette situation, plusieurs questions se posent : pourquoi les délestages réapparaissent-ils avec une telle intensité alors que la gestion est désormais étatique ? Quelles sont les causes profondes de ces coupures ? Manque d’investissement, problèmes techniques non résolus, gestion administrative défaillante ou encore difficultés liées à la transition de la gestion privée à publique ? Les responsables de la SEEG et de l’État devront rapidement apporter des réponses claires et des solutions concrètes.
L’électricité est une denrée vitale pour le développement économique et social. Les délestages prolongés freinent les activités commerciales, perturbent les services essentiels et affectent la qualité de vie des citoyens. Pour que Libreville sorte durablement de cette crise énergétique, il faudra une volonté politique forte, une gestion transparente et des investissements conséquents dans les infrastructures.
Le retour des délestages à Libreville est un signal d’alarme qui ne doit pas être ignoré. Alors que les attentes étaient grandes après les annonces présidentielles, la population gabonaise mérite un service électrique fiable et continu. Le défi est désormais lancé : redonner la lumière à la capitale, pour éclairer aussi l’avenir du Gabon.






